Comme annoncé au printemps, la première phase du réaménagement de l’entrée d’agglomération entre la D99 et le boulevard Marceau va démarrer tout début octobre avec la rénovation de l’avenue Fauconnet et de la rue Camille-Pelletan. Objectif : reprendre les réseaux et la chaussée, favoriser les circulations douces (piétons, vélos) et augmenter les espaces verts, pour une expérience de la ville renouvelée !

Si le projet est prévu sur 3 ans, la première phase, d’octobre 2024 à avril 2025 (avec une pause pour les fêtes) va consister à aménager l’avenue Fauconnet, la jonction avec le boulevard Marceau, le sud de la place de la République ainsi que la rue Camille-Pelletan, avec sur l’avenue une chaussée à circulation douce (« chaucidou », comme réalisé sur l’avenue Pellissier), des abords pavés et la plantation de 15 arbres.

À terme, avec l’aménagement et la végétalisation du parvis de la collégiale Saint-Martin*, ce secteur pensé comme un seul et même ensemble permettra de retrouver le charme et l’ambiance d’un village de Provence, comme mentionné dans la charte du Parc naturel régional des Alpilles.

« Notre objectif est de redonner toute sa place aux piétons, actuellement résiduelle en raison d’une présence trop importante de la voiture », résume le maire Hervé Chérubini. « Moins de voiture et davantage de végétation, c’est la qualité de vie de tous qui y gagne ! »

Réseaux et chaucidou

Comme pour chaque rénovation de voirie (av. Durand-Maillane notamment), les travaux consisteront également à rénover les réseaux souterrains (eau, assainissement, pluvial…) et à mettre en discrétion les réseaux électriques.

Au fil des tranches, jusqu’en avril 2027, la voie “chaucidou” sera prolongée jusqu’au panneau de fin d’agglomération.) Sur l’avenue Albert-Gleizes jusqu’au niveau du chemin de Barrielle (avril 2026), des bandes végétalisées et des noues sépareront la chaussée des trottoirs pour accroître la sécurité des piétons. Les trottoirs seront par ailleurs dimensionnés aux normes actuelles.

Végétaliser, pourquoi, comment ?

La végétation ne présente que des avantages : elle contribue à préserver la biodiversité, à réduire les ilots de chaleur, à filtrer la pollution, à atténuer le bruit ambiant tout en favorisant la gestion des eaux de pluie (limitation du ruissellement et donc des inondations).

Tout le long de l’avenue, l’existant (138 arbres) sera maintenu et amélioré notamment en désimperméabilisant certains pieds d’arbres entourés d’enrobé. L’alignement des arbres sera rétabli en complétant et diversifiant la palette végétale : une soixantaine de jeunes arbres d’essence différente (tilleuls à petites feuilles) seront plantés aux côtés des vieux platanes, dans une stratégie de renouvellement à long terme.

« Les places de stationnement supprimées sur l’avenue Fauconnet, notamment pour la création d’un trottoir aux normes pour les personnes à mobilité réduite, seront presque toutes conservées, recréées à proximité ou un peu plus loin (av. Albert-Gleizes, rue Camille-Pelletan et route du Rougadou), où elles s’inséreront mieux dans le projet », précise le premier adjoint au maire Yves Faverjon. « Après une courte période d’adaptation, tout le monde pourra constater la qualité du projet et l’amélioration de notre cadre de vie, comme cela a été le cas avenue Durand-Maillane. »

* L’aménagement du parvis de la collégiale (pavage et plantation d’arbres) ne sera pas réalisé avant 2026, la collégiale étant en travaux jusqu’à novembre 2025.

Phasage des travaux :

Pourquoi pas de sens unique av. Fauconnet ?

Cette option a été envisagée dans l’étude de mobilité réalisée par la commune, mais écartée. Elle provoquerait en effet le report de circulation d’environ 3 500 véhicules sur le chemin de la Combette devant l’école de la République et l’Ehpad Marie-Gasquet, ou sur l’avenue Louis-Mistral devant l’école Saint-Martin, selon le sens de circulation maintenu. Par ailleurs, la largeur moyenne de l’avenue (environ 8,50 m) ne permettrait pas davantage de libérer les 3,60 m nécessaires à la création d’une voie cyclable à double sens.

L’option de la voie « chaucidou » est la plus adaptée compte tenu des contraintes du site. « Même si elle n’apporte pas un niveau de sécurité comparable à de vraies bandes cyclables, elle contribue à apaiser les vitesses des véhicules », indique le premier adjoint Yves Faverjon.

« Et le parking de la Gare, c’est pour quand ? »

À chaque rénovation d’une entrée de ville, les Saint-Rémois s’interrogent légitimement sur le calendrier des rénovations ultérieures, comme celle de l’avenue Albert-Schweitzer ou celle du parking de la Gare (place du Général-de-Gaulle).

« C’est le problème du verre à moitié vide ou à moitié plein », analyse Yves Faverjon. « Plus nous avançons dans la rénovation lourde des infrastructures essentielles de la commune (av. de la Libération, av. Durand-Mailane, parking de la Libération, zone d’activités de la Gare…), plus le contraste avec les infrastructures non rénovées s’accentue et suscite des attentes de la part des habitants. Malheureusement, il n’est pas possible de tout faire en même temps : ni financièrement (ces chantiers sont très coûteux), ni logistiquement (on ne peut fermer qu’un axe à la fois pendant les travaux). L’avenue Schweitzer et le parking de la Gare sont envisagés ces prochaines années ; une réflexion plus globale est en cours sur la connexion à réaliser entre la zone d’activités de la Gare et le centre ville, incluant le parking et l’av. Frédéric-Mistral. »

Cet article a été modifié pour la dernière fois le 7 janvier 2026 à 11:47