Qualité de l’air

Les recommandations sanitaires en cas de pic de pollution

  • en cas de gêne respiratoire ou cardiaque, prenez conseil auprès d’un professionnel de santé ;
  • privilégiez des sorties plus brèves et celles qui demandent le moins d’effort ;
  • prenez conseil auprès de votre médecin pour savoir si votre traitement médical doit être adapté le cas échéant ;
  • en dehors de situations spécifiques telles qu’un accident industriel, continuez d’aérer afin de réduire la pollution de l’air se concentrant à l’intérieur des bâtiments. Il en va de même concernant l’habitacle des véhicules.

En cas d’épisode de pollution aux polluants PM10, NO2, SO2 (populations vulnérables ou sensibles) :

  • évitez les zones à fort trafic routier, aux périodes de pointe ;
  • privilégiez les activités modérées.

En cas d’épisode de pollution aux polluants PM10, NO2, SO2 (population générale) :

  • réduisez, voire reportez, les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions).

 En cas d’épisode de pollution à l’O3 (populations vulnérables ou sensibles) :

  • évitez les sorties durant l’après-midi lorsque l’ensoleillement est maximum ;
  • évitez les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions) en plein air ; celles peu intenses à l’intérieur peuvent être maintenues.

En cas d’épisode de pollution aux polluants PM10, NO2, SO2 (population générale) :

  • les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions) à l’intérieur peuvent être maintenues.

Populations vulnérables :

Femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques.

Populations sensibles :

Personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ ou dont les symptômes apparaissent ou sont amplifiés lors des pics (par exemple : personnes diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux).

Les particuliers peuvent contribuer à réduire la pollution de l’air à leur échelle et limiter les risques pour leur propre santé et celle de la population.

  • Limiter les déplacements en voiture et adopter l’éco-conduite.
  • Préférer les modes actifs (marche, vélo), bons pour la santé, et les transports en communs qui permettent d’économiser du carburant.
  • Penser au covoiturage !
  • Réduire les besoins de chauffage en isolant et en ne surchauffant pas les logements.
  • Utiliser un combustible bois de bonne qualité dans un foyer fermé : bûches, plaquettes et granulés.
  • Entretenir régulièrement les appareils de chauffage et vérifier que leur utilisation est optimale.
  • Remplacer les chaudières anciennes par des chaudières à condensation qui consomment moins d’énergie et diminuent les émissions de polluants dans l’air extérieur.
  • Ne pas brûler les déchets verts : des solutions alternatives existent (composte, déchèterie)

Les principaux polluants atmosphériques

Les polluants d’origine naturelle

Ils proviennent de la biodégradation de la matière organique (ammoniac, hydrogène sulfuré, méthane…), des embruns marins (aérosols de chlorure de sodium…), de la végétation (pollens, spores), de la vie animale (dioxyde de carbone…), mais aussi des incendies de forêt (imbrûlés, hydrocarbures aromatiques polycycliques…) et des émissions volcaniques (dioxyde de soufre, hydrogène sulfuré, particules…).

Les polluants d’origine anthropique

Ils sont attribuables :

  • aux foyers fixes de combustion (monoxyde et dioxyde de carbone, suie, dioxyde de soufre, oxydes d’azotes, particules, hydrocarbures aromatiques polycyclique) ;
  • aux moyens de transports (monoxyde et dioxyde de carbone, oxydes d’azote, hydrocarbures, composés organiques volatils pour les véhicules à essence, et particules très fines, hydrocarbures aromatiques polycycliques, dioxyde de soufre avec moins de monoxyde de carbone, de composés organiques volatils et d’oxydes d’azote pour les véhicules diésel) ;
  • aux activités industrielles (particules, mercaptans, hydrocarbures, dérivés fluorés, métaux…), à l’incinération des déchets (acide chlorhydrique, métaux, dioxines, furanes…), et à l’agriculture (ammoniac, particules, pesticides…).