
Les enjeux de la fertilité des sols pour produire une alimentation biologique et durable à grande échelle
Dans la décennie qui vient, l’agriculture va devoir faire face à un double défi : nourrir une population croissante tout en protégeant l’environnement. La bio est à même d’apporter des réponses aux multiples enjeux auxquels nous devons faire face : qualité de l’eau et de l’air, destruction des milieux naturels et perte de biodiversité, changement climatique, emploi, santé, sécurité alimentaire des territoires , etc. Son développement relève de l’intérêt général et doit être soutenu par les pouvoirs publics. Si sa généralisation est souhaitable, est-elle techniquement faisable ?
Depuis quelques années, de nombreuses publications scientifiques pointent sur les enjeux auxquels seront confrontés l’agriculture biologique à mesure qu’elle se développera, notamment en matière de fertilité des sols. Leur constat : la bio se heurtera à un besoin croissant en éléments fertilisants – azote et phosphore principalement. Elle ne sera donc possible qu’au prix des changements profonds de notre système alimentaire, mais aussi d’une évolution des pratiques et usages des producteur·rices bio.
Comment anticiper ces changements ? Quelles nouvelles pratiques mettre en place ? Quelle est la place des producteurs et productrices bio dans ces bouleversements ? Autant de questions dont les réponses seront explorées lors de ce colloque.
Cet article a été modifié pour la dernière fois le 3 avril 2023 à 16:41




