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Cet article a été modifié pour la dernière fois le 7 juillet 2021 à 14:31

« Je ne peins pas ce que je regarde mais ce qui me regarde »

Le musée estrine est très heureux de célébrer le centième anniversaire de la nais- sance de Françoise gilot avec une exposition de ses œuvres consacrée aux années françaises. cet hommage pictural permettra, nous l’espérons, de poser un regard neuf sur cette artiste hors norme. car il faut bien parler d’un désaveu quand la France a ignoré une œuvre que l’amérique honore et qui rencontre un succès important dans le monde. la trajectoire de Françoise gilot se présente comme une métaphore de l’art du XXe siècle. elle s’ancre à ses débuts dans la tradition française pour évo- luer ensuite vers des recherches américaines autour de la couleur et de l’abstraction, ainsi de paris à new York, ou encore de picasso à l’art contemporain…

« Je ne peins pas ce que je regarde mais ce qui me regarde » : la formule de Françoise Gilot résume une œuvre placée sous le signe de la recherche de soi à travers ce que l’artiste peint, dessine ou grave, dans ses natures mortes comme dans ses portraits, dans le choix du figuratif comme de l’abstraction. de là, la multiplicité de ses approches d’un sujet, parfois identique, pour en sonder l’essence, en traquer ce qui fait écho en elle, depuis les autoportraits ou les portraits de Claude et de Paloma jusqu’aux « cuisines », saluées par les spécialistes au début des années 1950, ou aux mythes grecs, revisités à l’heure du bilan qui préside à son départ pour les États-Unis.

En choisissant de revenir sur ces années françaises, l’exposition révèle l’archéologie de l’œuvre selon les lignes opérantes dans la construction de son écriture et de sa personnalité artistique. une dynamique s’en dégage qui porte Françoise Gilot vers l’abstraction aux couleurs saturées, éclatantes qui seront sa marque, comme dans les toiles du cycle du labyrinthe où Thésée, son alter ego mythique, se perd et se retrouve.

Les œuvres présentées au public rappellent à quel point Françoise Gilot est française, d’un pays qui tarde toujours à lui rendre sa place légitime. nous espérons que le mouvement international de revalorisation des artistes femmes dans lequel s’inscrit cette exposition contribuera à réparer cette injustice.

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