Dans le cadre de la restauration des petits édifices religieux engagée depuis quelques années, la ville va rénover la croix et le Christ de la place de la République.

Après les travaux de restauration des calvaires implantés sur le domaine communal (Croix des Vertus, de la Combette, de Mortisson…), c’est au tour du Christ en croix situé sur la place de la République d’être rénové, avec le soutien financier du Conseil départemental.
À partir du 28 novembre, un échafaudage de confinement sera installé autour de l’édifice composé d’un grand socle rectangulaire en pierre de taille, monté sur trois dalles de pierre formant les marches. Sur ce socle en pierre, le Christ en bois aux dimensions exceptionnelles, déjà restauré en 1973, puis en 2007-2008, sera démonté puis transporté pour être traité en laboratoire.

« C’est au sein des laboratoires de la société A-Corros, dont le pôle patrimoine est spécialisé dans la conservation et la restauration des collections historiques, que le bois du Christ sera nettoyé en surface, tandis que les plaques de plomb de réparation feront l’objet d’un traitement adapté », indique Gabriel Colombet, adjoint à la culture et au patrimoine.
Pendant ce temps, les pierres du socle, ainsi que le fer ouvragé de la croix seront décapés par l’entreprise Maison Massive. « Immédiatement après décapage, une remise en peinture sera réalisée avec un système anticorrosion adapté à l’environnement. Le Christ en bois sera ensuite être replacé sur la croix, probablement au printemps. »

Le parvis en pierre, dégradé et cassé à plusieurs endroits, nécessite par ailleurs une importante restauration, laquelle est prévue au printemps prochain.

Pendant la durée des travaux de restauration, le stationnement et la circulation restent inchangés.

Retrouvez ci-dessous les photos de la dépose du Christ, le lundi 28 novembre 2022 :

Un peu d’histoire

La clôture des fêtes jubilaires (qui ont marqué la consécration en 1827 de l’église Saint-Martin, reconstruite de 1819 à 1825, suite à son effondrement en 1818) fut marquée par la plantation de la croix sur la Place d’Armes (future place de la République), le 22 février 1827 face à l’église. Les dimensions exceptionnelles de cette croix s’expliquent par le caractère antirévolutionnaire de ce Jubilé. Son érection fut l’un des actes les plus significatifs de la Restauration à Saint-Rémy.
Il fut question en 1856, de déplacer la croix au faubourg de Tarascon ; des crédits furent même votés à cet effet mais le projet n’eut jamais de suite.

Dessin de P. P. Isnard (1769-1846) artiste saint-rémois réalisé en 1826-1827 (Musée des Alpilles)

Cet article a été modifié pour la dernière fois le 30 novembre 2022 à 10:09