En parallèle des travaux de « renaturation » de la cour de l’école de l’Argelier, la ville de Saint-Rémy-de-Provence rénove intégralement la cuisine de l’établissement, pour améliorer encore les hautes performances de la restauration municipale, s’engager toujours plus loin en faveur du développement durable et accroître le bien-être des enfants à l’école.

Construite il y a 30 ans en même temps que l’établissement, la cuisine de l’Argelier fait actuellement l’objet d’une véritable métamorphose. L’équipement de cuisine obsolète sera remplacé par du matériel moins énergivore, dans des espaces entièrement repensés pour des conditions de travail optimales, en vue d’améliorer encore la qualité de la restauration.
Les travaux se termineront à la fin du premier trimestre. En attendant, les repas des écoliers seront préparés à l’école Mas-de-Nicolas et transférés en liaison froide à l’Argelier où ils seront remis en température.

Des espaces réinventés pour mieux manger
« Tout a été repensé pour faciliter la tâche de l’équipe et ne pas rompre la chaine du froid : les pièces de conditionnement des denrées et de préparation des repas seront réfrigérées, avec des panneaux de chambre froide posés aux murs à la place du carrelage, de même pour le sas de livraison et le local poubelle, dans le but d’éviter au maximum les risques de prolifération bactériennes », explique Thierry Vanbiervliet, responsable des restaurants municipaux.

Le dispositif de self-service va par ailleurs être supprimé au profit d’un service à table, ce qui présente 3 avantages. « Le self-service est d’une part plus énergivore car il nécessite de maintenir les plats au chaud tout au long du service ; cela permet de réaliser des économies d’énergie », précise Thierry Vanbiervliet. « D’autre part, à Saint-Rémy, la quantité de nourriture non consommée est de 47 g par enfant en moyenne dans un système de self-service, contre 17 g dans un dispositif de repas servis à table ; nous allons donc réduire encore le gaspillage alimentaire. Enfin, servir à table plutôt qu’en self permet d’apporter un accompagnement pédagogique supplémentaire lors du moment de repas. »

Pour finir, la cuisine sera également dotée d’un matériel très élaboré permettant la cuisson de nuit, à basse température, pendant les heures creuses. « On obtient de cette façon une cuisson optimale des aliments avec une moindre consommation d’énergie. »

Favoriser l’éducation au goût
« Dans les restaurants scolaires des écoles publiques saint-rémoises sont préparés des repas entièrement faits maison, à base de produits bio*, locaux et de saison, déjà très appréciés par les enfants. Servir les repas à table facilite encore la discussion avec les écoliers, les sensibilisant aux bonnes habitudes alimentaires et éveillant leur curiosité », conclut Isabelle Plaud, adjointe au maire chargée de l’éducation, de la jeunesse et de la sensibilisation environnementale.

* La part des produits bio s’est accrue au fil des ans pour atteindre en 2023 : 100% de fruits, légumes et œufs bio et 96% de viande bio, soit au total 84,79% de produits bio et 3,30% d’AOP/IGP.

Cet article a été modifié pour la dernière fois le 7 janvier 2026 à 11:42