Faut-il remettre en question l’image longtemps répandue d’un monde romain où l’eau coulait à flots ?
Les installations hydrauliques romaines, et en particulier les aqueducs, sont souvent citées en exemples de l’ingénierie romaine et du confort que celle-ci a entraîné dans les centres urbains (fontaines, nymphées, balnéaires de quartier et grands thermes) et dans les espaces privés des domus et des villae.
Cette conférence proposera de partir d’exemples régionaux, comme le site de Glanum ou la ville de Nîmes, riches en découvertes, pour présenter les différents dispositifs hydrauliques d’alimentation en eau mais aussi d’évacuation dont disposait tout centre urbain et s’interrogera sur les performances réelles de ces installations.
En effet, en France comme à l’étranger, depuis quatre décennies, l’étude des aqueducs a bénéficié d’approches pluridisciplinaires qui, en associant aux traditionnelles fouilles des analyses scientifiques (composition de l’eau, dépôts carbonatés…) et l’étude des bâtis (matériaux utilisés, traces de nettoyages et réfections, …), ont permis de jeter un regard plus nuancé sur ces réalisations : aqueducs inachevés, coupures d’eau, dysfonctionnements, « gaspillages » multiples…
Réservation possible via le site
Cet article a été modifié pour la dernière fois le 1 avril 2026 à 08:53




