Lors du conseil municipal du 28 juillet 2020 a été abordée la question des déplacements à vélo. La ville de Saint-Rémy-de-Provence souhaite réaffirmer son attachement à cette thématique et plus largement à celle des mobilités douces, rendue nécessaire pour apaiser la coexistence des différents modes de déplacement et répondre aux enjeux environnementaux du 21e siècle. C’est au sein d’un plan de circulation, dont l’élaboration sera lancée très prochainement, que cette question sera étudiée en détail.

Depuis plus de 10 ans, la municipalité est engagée dans une démarche environnementale qui se décline dans de nombreux domaines, dont les modes doux de déplacement. La ville a ainsi été l’une des premières communes, au début des années 2010, à instaurer une zone de rencontre dans le centre ancien, pour en enlever la quasi-totalité des véhicules motorisés. Les voitures stationnant sur les places Jean-de-Renaud et Raoul-Tourtet ont également été sorties du centre ancien.
Par ailleurs, lors de chaque aménagement de voirie urbaine, la municipalité a systématiquement créé des aménagements piétons et matérialisé des voies cyclables, comme on peut le constater sur le chemin de la Combette, l’avenue Louis-Mistral, l’avenue Charles-Mauron, le chemin Saint-Joseph, l’avenue Félix Gras, l’avenue Taillandier, la Traverse du Réal, à la Zone de la Gare…
Ces aménagements seront bien sûr poursuivis lors des prochaines rénovations de voirie actuellement en projet, notamment, d’ici 2022, sur les avenues de la Libération (dernière tranche), Durand-Maillane, Albert-Schweizer.
Pour faciliter la pratique du vélo, la ville a par ailleurs installé 110 appuie-vélos dans le centre ville, dont environ une vingtaine en concertation avec l’association locale Rémyfacilàvélo.

Une étude de circulation et de stationnement de grande ampleur
La volonté de la municipalité, tout au long de ce nouveau mandat, est d’amplifier ce mouvement de fond tout en répondant aux autres problématiques liées à la circulation et au stationnement, dans une commune qui a la particularité de connaître une forte fréquentation touristique la moitié de l’année.
Pour concilier les différents usages de l’espace public, comme cela avait été annoncé, un plan communal de circulation va donc être élaboré ces prochains mois. Après une phase de diagnostic qui permettra notamment de faire le point, de façon objective, sur les différents modes de déplacement, leurs dysfonctionnements, l’accidentologie, les attentes des citoyens, etc. ce plan proposera les pistes les plus pertinentes pour y répondre, comme des voies cyclables localisées au mieux, lorsque cela sera possible.
Les associations locales concernées par ce plan de circulation seront bien sûr associées à son élaboration, dès lors que le bureau d’études aura été choisi, ce qui n’est pas encore le cas. L’association Rémyfacilàvélo, déjà régulièrement consultée par la municipalité (comme elle l’a encore été tout récemment pour l’extension des terrasses des bars et restaurants après le déconfinement), fera évidemment partie des acteurs qui prendront part à ce projet afin de trouver le meilleur consensus.

« La municipalité est convaincue qu’une partie des problèmes liés à la circulation et au stationnement peuvent être résolus par le report de nombreux déplacements automobiles sur des modes de déplacement doux, piéton et cycliste », explique Yves Faverjon, premier adjoint au maire. Ce report sera d’autant plus accepté par la population que la circulation à vélo sera davantage sécurisée, notamment pour les plus jeunes.