Cet article a été modifié pour la dernière fois le 7 juillet 2018 à 22:59

En juin 2017, des petits piquets blancs fleurissaient sur un peu plus de 200 tombes du cimetière intriguant de nombreux Saint-Rémois. Il s’agissait du démarrage d’une campagne de reprise des concessions « abandonnées ».

Le but est d’inciter les éventuels  propriétaires des caveaux estimés abandonnés à se faire connaître auprès de la mairie. Passée cette première campagne d’information, un état des lieux a été réalisé le 26 mars 2018, marquant le lancement officiel d’une procédure qui va durer plus de 3 ans.

L’objectif n’est pas seulement de supprimer les concessions qui dégradent l’image globale du cimetière, mais d’offrir de nouvelles concessions aux Saint-Rémois tout en optimisant la place disponible.

La procédure de reprise des concessions perpétuelles est très encadrée et nous avons souhaité, par précaution, aller bien au-delà de ce que prévoit les textes de loi“, explique le premier adjoint Yves Faverjon. Ainsi, les tombes inventoriées, toutes anciennes, n’ont connu aucune inhumation depuis 30 ans, alors que la loi prévoit seulement 10 ans.

Par la suite, 3 campagnes d’affichage en mairie sont prévues pour informer les Saint-Rémois. Les deux prochaines auront lieu du 29 juin au 19 juillet et du 3 août au 3 septembre.

La procédure sera poursuivie pendant 3 ans, durant lesquels les propriétaires éventuels pourront encore se manifester. À l’issue de cette période, les concessions seront reprises par la commune qui pourra alors les réattribuer à des familles Saint-Rémoises.

Que deviennent les corps et que deviennent les tombes présentant un intérêt patrimonial et/ou historique ?

Le respect des corps et de la mémoire prédomine vraiment dans la démarche. Les corps seront rapatriés dans un funérarium spécialement prévu à cet effet, où ils disposeront d’un espace personnel et nominatif.

Les tombes « remarquables », elles pourront être conservées, restaurées par la ville et éventuellement transformées en funérarium.