Suite aux rumeurs propagées sur les réseaux sociaux, la ville de Saint-Rémy-de-Provence tient à rétablir les faits concernant les dégradations constatées sur 2 immeubles de la rue Carnot et de la rue Nostradamus, consécutives à un chantier privé. En particulier, elle rappelle qu’elle est en lien étroit avec les responsables du chantier, des experts, les propriétaires voisins et le tribunal administratif depuis les toutes premières sollicitations. Elle tient à rassurer la population : à ce jour, aucun rapport d’expert dont la ville a été avisée n’évoque un risque de péril imminent.

La ville de Saint-Rémy-de-Provence a été alertée le mardi 21 mars 2023 par M. J.-L. Richard-Gontier, gérant de la SCI propriétaire du 33A de la rue Carnot, mitoyen au chantier, qui a fait établir un constat d’huissier des fissures apparues récemment dans le bâtiment.

Suite à cette prise de contact, la ville a sans délai mandaté un expert (BET Beccamel), qui s’est rendu sur place dès le jeudi 23 mars. Celui-ci, dans un premier rapport rendu le lendemain, a confirmé que les désordres étaient consécutifs au chantier voisin mais que pour sa part le risque d’effondrement n’était pas à retenir dans l’immédiat, en l’attente des expertises complémentaires qui devaient être menées par le propriétaire le mercredi 29 mars.

En parallèle, la ville a demandé au tribunal administratif de Marseille de dépêcher un deuxième expert chez M. Richard-Gontier afin d’obtenir une contre-expertise. Le 28 mars, la date de sa visite a été fixée au vendredi 31 mars mais M. Richard-Gontier n’étant pas disponible ce jour-là, il a demandé à reporter le rendez-vous ; celui-ci aura finalement lieu le lundi 3 avril.
La ville a également mis en demeure sans délai les responsables du chantier incriminé, à savoir l’entreprise (Mariani SA), le propriétaire et l’architecte (cabinet Bosc), de prendre les mesures nécessaires afin de sécuriser le site. Ceux-ci ont sollicité à leur tour le bureau d’études Fondasol, l’ingénieur structure Ingénierie 84 et le contrôleur technique Socotec, qui ont eux aussi conclu, le 24 mars, que la situation ne présentait « aucun risque structurel majeur ».

La ville tient à rappeler qu’un autre rapport d’expert a par ailleurs été commandé, à l’initiative du propriétaire du 2 rue Nostradamus, rapport dont les conclusions sont toujours en attente.

Ce vendredi 31 mars, enfin, dans l’attente de la nouvelle contre-expertise évoquée plus haut, obtenue auprès du tribunal administratif et prévue ce lundi 3 avril, la ville a mandaté à nouveau le premier expert, le BET Beccamel, pour vérifier l’état extérieur du 33a/33B et s’assurer de sa solidité.

La ville s’appuie donc à ce jour sur 3 expertises ayant conclu qu’il n’y avait pas de risque d’effondrement.
Elle regrette les rumeurs répandues sur les réseaux sociaux, qui effraient inutilement la population, et laissent entendre, à tort, qu’elle a été passive dans le traitement de ce dossier.

La ville demande aux administrés de faire preuve de la plus grande circonspection devant les informations non sourcées circulant sur les réseaux sociaux, et d’éviter de les relayer inutilement. Si une évacuation était ordonnée, en raison de ce chantier ou de n’importe quel autre sur la commune, l’information, vérifiée, serait diffusée en priorité sur les canaux de communication municipaux (site, application mobile et page Facebook de la ville).

Depuis le début, ce dossier est suivi de très près par les services et les élus municipaux. Les services seront présents ce lundi 3 avril aux côtés de l’expert qui rédigera un 4e rapport. Le cas échéant, la municipalité appliquera les mesures conservatoires qui s’imposent et en informera la population.

Cet article a été modifié pour la dernière fois le 3 mai 2023 à 09:44