Un public très nombreux a assisté le dimanche 24 août 2014 à la commémoration du 70e anniversaire de la Libération de Saint-Rémy-de-Provence.

Un défilé de voitures et motos anciennes sur le Cours, organisé par l’Association commémorative de l’Appel du 18-juin présidée par Jean-Luc Chanéac, a marqué le coup d’envoi de la commémoration qui a attiré toutes les générations, des plus jeunes aux plus anciens qui ont vécu cette journée historique du 24 août 1944. Parmi ce public nombreux figuraient les élus municipaux, les associations patriotiques, les représentants de la gendarmerie et de la police municipale, la Dame de Saint-Rémy, et d’anciens résistants.

Après un dépôt de gerbes sous la plaque commémorative des résistants morts pour la France, sur la façade du café Riche, puis au monument aux morts, le maire Hervé Chérubini a rendu hommage aux Alliés et à la Résistance, ces deux forces complémentaires qui ont mené à la Libération de la France. Dans son discours, le maire a particulièrement évoqué le rôle de la Résistance à Saint-Rémy, rappelant quelques épisodes-clés à l’issue heureuse (comme le sauvetage d’aviateurs américains qui s’étaient écrasés à Eygalières) ou tragique (comme le massacre de la Galine).

« Les grands personnages de la Résistance, Charles Mauron, Casimir Mathieu, Léon Ripert, et tous leurs fidèles camarades, Saint-Rémois de longue date ou originaires d’autres régions de France, d’Italie, d’Espagne, ayant défendu Saint-Rémy avec la même ferveur, n’ont pas simplement contribué à la Libération de la commune et de leur pays. (…) Ils ont aussi mis fin à la barbarie et évité que l’esprit de revanche n’engendre des victimes supplémentaires, et parfois même des victimes innocentes, au mépris des lois de la République qu’ils ont défendue et rétablie. » a rappelé Hervé Chérubini.

« 30 ans après, certains reprochaient toujours à l’ancien résistant Casimir Mathieu qu’il n’y ait pas eu plus de vengeance. Résigné, celui-ci indique dans son ouvrage : « la postérité jugera ». Je crois que nous pouvons dire, en ce jour anniversaire très particulier, que la postérité a tranché : les membres du Comité local de la Résistance et de la Délégation spéciale ont fait preuve d’une clairvoyance étonnante et ils ont fait les bons choix. Nous sommes très fiers d’eux et reconnaissants : grâce à eux, la République s’est reconstruite sur des bases saines, et grâce à eux, nous pouvons regarder avec la tête haute cet épisode de notre histoire commune. »

Jacqueline Leroy a ensuite lu un courrier de la famille du pilote britannique, le lieutenant Ted Jefferson, qui s’est écrasé à Lagoy le 28 août 1944. Le maire a également lu un courrier de Gaston Viens, figure de la Résistance saint-rémoise, aujourd’hui maire honoraire d’Orly, qui n’a pu se rendre à Saint-Rémy pour la commémoration.

Enfin, une délégation s’est rendue au cimetière communal pour fleurir le monument aux morts de la Résistance.

Cette émouvante cérémonie s’est poursuivie par un bal populaire avec le groupe Trio Azur jusqu’en fin de soirée.