La ville de Saint-Rémy-de-Provence a effectué, de février à juillet 2014, d’importants travaux de réhabilitation de l’ancienne décharge communale. Ces travaux, d’un montant de 800 000 euros, étaient notamment destinés à réduire son impact sur l’environnement. Ils s’inscrivent dans la politique environnementale de la municipalité.

Exploitée de 1964 à 1999, la décharge de Saint-Rémy a accumulé pendant 35 ans toutes sortes de déchets ménagers et assimilés, encombrants, déchets verts et inertes.

Ces travaux, qui peuvent sembler a priori éloignés des préoccupations quotidiennes des Saint-Rémois, revêtent en réalité une importance toute particulière : ils consistent à protéger les sols et la nappe phréatique souterraine des infiltrations d’eau potentiellement polluées. Ils constituent également une obligation réglementaire pour la commune.­

Décidée en 2011 par la municipalité, la réhabilitation avait en effet pour but de confiner les déchets par une «couverture multicouches» (voir encadré), permettant de réduire l’impact sur l’environnement, et de remodeler le massif en une plate-forme inclinée vers le sud et végétalisée (prairie méditerranéenne), pour une meilleure intégration paysagère. Des fossés et ouvrages ont été aménagés pour permettre le drainage des eaux pluviales, et le site a été mis en sécurité par l’installation d’une clôture.

Une couverture multicouches pour protéger l’environnement

Une première couche de terre argileuse empêche les eaux pluviales de s’infiltrer dans le massif de déchets tout en laissant s’échapper le biogaz résiduel vers la deuxième couche.

Constituée de graviers spécifiques oxydo-drainants, celle-ci permet de drainer les eaux pluviales et transforme le biogaz (méthane) en dioxyde de carbone (CO2), moins nocif pour l’atmosphère.

Enfin, une troisième couche constituée de matériaux végétalisables ensemencés d’espèces locales permet de capter une partie du CO2 ainsi généré, via l’amendement de compost, et de mieux intégrer le site dans le paysage.