Avec l’achèvement de la rénovation de l’avenue Pellissier (route de Cavaillon, entre l’av. Jean-Moulin et le lotissement des Chutes) début mars, est entrée en service la chaussée à circulation douce (ou « chaucidou »), un nouveau type de voie destiné à mieux concilier les différents usagers de la route.

L’avenue est donc désormais divisée en 3 axes : une voie centrale à double sens de 3,60 m de large, pour les véhicules motorisés à basse vitesse, bordée de part et d’autre par des « rives » de 1,20 m de large, conçues pour sécuriser la circulation des cyclistes. Sur le côté sud, l’avenue est longée par un véritable trottoir.

Sur les « chaucidou » (également appelées “chaussées à voie centrale banalisée“), les véhicules motorisés doivent rouler – à vitesse réduite – sur la voie centrale. Pour se croiser, ils sont autorisés à empiéter ponctuellement sur les rives, si bien sûr celles-ci sont dégagées. Les cyclistes restent prioritaires !

Un aménagement plus sûr qui a fait ses preuves

Dans un marquage traditionnel, les automobilistes ont tendance à considérer que la voiture a une voie réservée, au détriment des autres usagers comme les cyclistes, occasionnant des excès de vitesse. Sur une « chaucidou », la voiture n’est plus considérée comme le moyen unique de se déplacer et les automobilistes roulent spontanément moins vite.

C’est l’aménagement le plus adapté pour faire cohabiter à la fois les voitures, les vélos et les piétons sur cette avenue peu large, tout en conservant les allées remarquables de platanes.

Les « chaucidou » ont démontré leur efficacité aux Pays-Bas et en Suisse où ils sont apparus il y a de nombreuses années ; ils sont légaux en France depuis 2015. Encore assez rares dans notre pays, ils sont néanmoins de plus en plus répandus et entreront rapidement dans les habitudes de chacun. L’un d’eux vient par exemple d’entrer en service sur la commune de Robion dans le Vaucluse.

Cet article a été modifié pour la dernière fois le 7 avril 2021 à 15:44