Depuis vendredi matin, plusieurs Saint-Rémois se sont rendus à l’accueil de la mairie, pensant pouvoir récupérer des masques donnés par le Conseil départemental. Il s’agit là d’une mauvaise information qui circule, notamment sur les réseaux sociaux, et qu’il convient de rapidement démentir.

Depuis le début de la crise, l’urgence pour la commune est de procurer des masques aux agents de la collectivité qui sont en première ligne dans la lutte contre le Covid-19 (écoles, crèches, CCAS…) et au personnel médical du centre Covid-19 mis en place à l’Alpilium. C’est ce qui a été fait grâce au stock dont disposait la commune (400 masques FFP2 datant de la crise de la grippe H1N1), augmenté d’une dotation de 1500 masques chirurgicaux de la part de Mme Isabelle Weill et son association Ajila, complétée par les 1300 masques octroyés par le Conseil départemental. Ces dotations viennent compléter les commandes déjà réalisées par la ville qui sont en cours de livraison.

Pour l’exactitude des faits, un premier message émanant du Conseil départemental a été envoyé à toutes les mairies des Bouches-du-Rhône le 25 mars afin de recenser les besoins en masques pour les personnels présents sur le terrain (sur la base de 2 masques/agents et par jour). La réponse de la ville de Saint-Rémy-de-Provence a été immédiate et plus de 2000 masques ont été ainsi demandés ; seuls 1300 ont été attribués.

Le 15 avril, un agent de la ville de Saint-Rémy-de-Provence est allé à Marseille chercher les 1300 masques. Ceux-ci ont immédiatement été répartis entre les services concernés (agents des écoles, Police municipale, service propreté urbaine etc.).

Le Conseil départemental avait donc parfaitement encadré la distribution de ces masques, uniquement destinés aux personnels en première ligne dans la lutte contre le Covid-19. Il n’a jamais été fait mention par les services départementaux d’une quelconque diffusion généralisée à la population. Dire le contraire est au mieux erroné, au pire mensonger. Ce qui est certain par contre, c’est que ces 1300 masques ont permis de compléter les premiers commandés par la ville.

Car depuis le début de la crise, la ville de Saint-Rémy-de-Provence s’est toujours préoccupée de la question des masques ; d’abord pour les agents territoriaux présents sur le terrain durant la période de confinement, mais aussi pour anticiper la sortie du confinement.
Ainsi, en plus de ces dotations, la ville a également commandé 17 500 masques qui seront livrés entre fin avril et mi-mai, selon la provenance et les fournisseurs.
À ceux-ci, il faudra également en ajouter 5000 qui devraient parvenir de la Région.

Par ailleurs, à ce jour, 42 couturières bénévoles donnent de leur temps, de leur énergie mais aussi de leurs talents pour fabriquer des masques en tissu réutilisables, qui seront destinés à tous les Saint-Rémois et ce, grâce au formidable don de tissu fait par la société Souleiado. L’ensemble de ces masques est destiné à être distribué à la population avant le 11 mai, date de fin envisagée du confinement. L’objectif de la ville est donc très clair : après le 11 mai, chaque Saint-Rémois aura au moins un masque distribué par elle.

La crise du Covid-19 est sans précédent depuis des décennies. Comme dans tous les moments difficiles de l’histoire, la nature humaine présente ce qu’elle peut avoir de meilleur ; la générosité des couturières bénévoles ou de la société Souleiado en sont de beaux symboles. Mais elle présente aussi ce qu’elle peut avoir de pire. Les fake news de ces derniers jour le démontrent, hélas, et la bêtise semble parfois n’avoir aucune limite, comme cette rumeur qui prétend que la ville vendrait les masques confectionnés avec le tissu Souleiado. Une telle rumeur pourrait prêter à sourire si elle ne jetait pas l’opprobre sur la ville, sur les bénévoles qui agissent pour les Saint-Rémois et sur la société Souleiado.

Il s’agit là d’une insulte à la générosité. Insupportable.