Archives et fonds ancien2018-12-04T16:34:10+00:00
bibliotheque

Archives et fonds ancien

Alexandra Roche Tramier accueille les chercheurs le mercredi matin et le vendredi après-midi. Renseignements au 06 21 15 35 42.

Les archives municipales

Il s’agit assurément des documents les plus anciens conservés dans les locaux de la bibliothèque municipale Joseph-Roumanille. Dès l’ancien régime, le Conseil de ville se préoccupait déjà de récupérer des documents appartenant à la communauté qui étaient alors encore détenus par des particuliers. Plusieurs inventaires furent déjà effectués dès cette période. Il faut dire qu’il s’agissait de conserver les documents prouvant les privilèges que la ville avait reçus depuis le moyen-âge.
Au niveau national, ce n’est qu’en 1842 que fut instauré un plan de classement des archives communales qui fut par la suite remanié – en 1926.
Les archives dites anciennes correspondent à la période avant la révolution française. Les archives modernes s’étendent quant à elles de la période révolutionnaire à 1974, date à laquelle commencent les archives contemporaines.

En 1867, Antoine Robolly, archiviste d’Arles, vice-consul d’Espagne (1821-1903), a effectué le récolement et le classement de l’ensemble des archives anciennes tout comme il le fit dans certaines communes voisines (Châteaurenard, Eyguières, Mollégès, Maillane). Ce fonds possède une belle collection de parchemins médiévaux, lettres patentes et chartes. Des registres de délibérations du Conseil de ville remontant à 1620 conservent en mémoire l’essentiel de la vie quotidienne de notre commune. Les ancêtres de nos matrices cadastrales sont aussi présentes dans ce fonds. Un inventaire sommaire, réalisé d’après Robolly, peut être consulté à la bibliothèque avec table des matières répartie en séries de AA à II, table des noms de lieux et table des noms de personnes.

Classées peu à peu entre 1860 et les années 1980 (tour à tour par Antoine Robolly, Édouard Marrel, Marcel Bonnet et Félix Laffé), ce fonds a été récemment refondu dans une cotation unique.
Des séries thématiques sont désignées par des lettres de A à S. Le fonds permet de consulter dans la série D les registres des délibérations, la série F les registres des recensements, la série M des documents sur des édifices publics, la série 0 des extraits de plans de la ville, la série Q les différentes sociétés de bienfaisance, la série R des documents sur l’instruction publique…

Registres, état-civil et cadastre

De manière transversale, certains documents conservés dans l’ensemble de ces fonds intéressent tout particulièrement les chercheurs. Il s’agit des registres paroissiaux et d’état-civil ainsi que du cadastre.

La tenue des actes civils dits de catholicité, dans l’ordre chronologique, sur un même registre, résulte d’initiatives privées de prêtres catholiques. Les premiers règlements datent du début du XVe siècle. Ces documents sont écrits en français, latin ou en langue locale. En août 1539, par l’ordonnance dite de Villers-Cotterêts, François 1er obligea les curés à tenir des registres paroissiaux. L’application de la mesure mit très longtemps à être réalisée. C’est la raison pour laquelle les registres paroissiaux saint-rémois ne débutent qu’en 1667. L’ordonnance de Louis XV d’avril 1736 prescrit de tenir en double ces registres, l’un restant à la paroisse, l’autre allant au greffe de la juridiction royale la plus proche.

Le décret de septembre 1792 créa à proprement parler « l’état civil ». La collection des registres paroissiaux est devenue alors la collection communale. A partir de cette date, les registres de naissances, mariages, décès sont constitués. Les registres sont clos et arrêtés par l’officier de l’état civil à la fin de chaque année.

Le délai de communicabilité pour les registres de l’état civil relève désormais d’un délai de 75 ans à compter de leur clôture (contre 100 ans auparavant).

Des tables décennales (répertoire alphabétique facilitant la recherche des actes civils) existent dans toutes les archives communales.

Les archives communales de Saint-Rémy-de-Provence possèdent par ailleurs une table systématique de tous les actes, de 1667 à 1900, réalisées par Édouard Marrel (1851-1922), secrétaire de mairie de 1880 à 1920, et par ailleurs publiciste. Chaque volume regroupe les actes sur une période de 50 ans avec noms des parents, des fratries, et renvoie à l’acte original (date de l’acte, numéro de volume, folio).

Les actes paroissiaux et d’état-civil de Saint-Rémy-de-Provence sont numérisés et accessibles en ligne sur le site des archives départementales des Bouches-du-Rhône (www.archives13.fr).

On désigne du nom de cadastre à la fois l’ensemble des documents cadastraux établis en vue de l’assiette de l’impôt foncier, ainsi que le service administratif chargé des différents travaux cadastraux.

Sous l’ancien régime, des terriers locaux sont établis sur les seules déclarations des propriétaires (registre contenant l’état des droits attachés à une terre). Cette injustice fiscale rend nécessaire la création d’un impôt foncier basé sur la contenance et le revenu de chaque propriétaire et ce sur l’ensemble du territoire. La série CC (impôts et comptabilité) permet de découvrir le cadastre à partir de 1630 avec comme éléments le nom du propriétaire et les confronts. En 1791, une nouvelle contribution foncière et un bureau du cadastre sont institués.

Il faudra attendre l’Empire pour l’établissement de plans cadastraux. Ces plans indiquent toutes les parcelles de terrains et les états de sections. Napoléon Ier ordonne en 1807 la cadastration systématique du territoire national. On parle alors de cadastre napoléonien. On y trouve : un tableau d’assemblage présentant l’ensemble de la commune avec les délimitations des sections la composant et les plans parcellaires, un état de section répertoriant les différentes propriétés renfermées dans une section, une matrice cadastrale ou registre récapitulatif donnant pour chaque propriétaire la liste de ses biens et leur évaluation.

De 1829 à 1913, 12 volumes de matrices cadastrales sont réalisés (propriétaires par ordre alphabétique) ; en 1913, une refonte des matrices cadastrales est opérée (9 volumes). A compter de 1973, un nouveau cadastre est établi et consultable en mairie.
Une recherche cadastrale peut être entreprise à partir du numéro de parcelle (une lettre et un numéro), ou du nom du propriétaire, ou de la localisation de la propriété (accessible en ligne sur le site des archives départementales des Bouches-du-Rhône (www.archives13.fr).

Les fonds anciens et spéciaux

Dès l’ancien régime, le conseil de ville se préoccupe d’acquérir certains ouvrages qui lui semblent importants. C’est ainsi que le 14 octobre 1764, est décidé l’achat du Dictionnaire de la France et de Gaules de l’abbé Saint-Rémois Jean-Joseph Expilly (1719-1793), toujours conservé dans les collections de la bibliothèque.

Le fonds original de cette dernière, constitué à partir de cette époque, compte environ 6000 volumes. On y trouve un grand nombre de livres à caractère religieux, des écrits philosophiques ou juridiques, parmi lesquels les publications d’autres Saint-Rémois tel que le Conventionnel Pierre-Toussaint Durand-Maillane (1729-1814) ou le magistrat Michel Joseph Antoine de Servan (1737-1817). La ville continue à acquérir des ouvrages au cours du XIXe siècle, comme le dictionnaire provençal de Simon-Jude Honnorat. Classé et conservé dans les locaux de la Maison Blain depuis 1990, les fonds anciens de la bibliothèque sont spécialisés dans certains domaines liés au passé et au patrimoine saint-rémois. Il s’agit assurément de l’histoire et la culture provençale, en particulier grâce au dépôt des fonds de L’Escolo dis Aupiho, société provençaliste locale qui a été présidée par des fortes personnalités telles que Charles Mauron (1899-1966) ancien maire de Saint-Remy, écrivain, traducteur et poète, ou l’érudit local et poète Marcel Bonnet (1922-2007). La famille de ce dernier a par ailleurs laissé à la Ville et à L’Escolo dis Aupiho ses livres et ses archives, qui enrichissent de manière notable les collections provençales de la bibliothèque. Les autres fonds spécialisés de cette dernière sont ceux consacrés à la peinture – par exemple les publications sur Van Gogh – ou la poésie – fonds Marie et Joachim Gasquet. Dans le cadre de la conservation partagé des ouvrages de littérature jeunesse organisé dans la région provençale, la bibliothèque municipale Joseph-Roumanille est pôle d’excellence, conservant tous les ouvrages consacrés à la littérature provençale. Inutile de préciser que ces fonds sont constamment enrichis par de nouvelles acquisitions.

La bibliothèque conserve aussi des manuscrits. Il s’agit d’archives privées datant des XVIIIe, XIXe et XXe siècle. On y trouve les papiers de notables saint-rémois et de félibres locaux – par exemple Marius Girard, Jean Gon dit Jan de la Piramido, Esprit Roux -, mais aussi des archives d’entreprises ou organismes. C’est le cas des papiers de la Maison de graines saint-rémoise Roumanille Laffayette, caractéristique de l’activité économique de Saint-Remy entre 1850 et 1914, ou des registres de comptabilité et abonnés du journal provençal L’Aiòli animé par Frédéric Mistral et Folco de Baroncelli entre 1891 et 1899. Il s’agit donc d’un riche fonds documentaire dont l’étude est indispensable pour tout chercheur s’intéressant à l’histoire et au patrimoine de Saint-Remy-de-Provence, mais aussi des Alpilles et de la Provence.

BIBLIOTHÈQUE JOSEPH-ROUMANILLE

Horaires d’accueil du public :

Mardi : 14h à 18h
Mercredi : 9h-12h et 14h-18h
Vendredi : 14h à 18h
Samedi : 9h-12h et 14h-17h