Le projet d’aménagement du quartier des Cèdres fait parler. Il fait même beaucoup parler et de nombreux Saint-Rémois sont perdus en entendant tout et son contraire. Le dossier des Cèdres s’est peu à peu transformé en sujet clivant, suscitant beaucoup d’attente et d’espoir chez tous les Saint-Rémois désireux de trouver un logement et beaucoup d’inquiétudes chez d’autres qui craignent que ce quartier de Saint-Rémy soit dénaturé. Afin d’être le plus transparent possible, le Journal de Saint-Rémy répond aux questions les plus fréquemment posées sur le sujet dans les courriers reçus en mairie, lors des permanences des élus ou sur les réseaux sociaux.

Il paraît que plus de 250 logements sociaux seront construits sur la zone des Cèdres ?
Non. Il est prévu de construire 150 logements, ni plus, ni moins. Sur ces 150 logements, 110 seront des appartements privés.
Sur l’ensemble du parc locatif social, 40 seront réservés aux séniors, pour leur permettre de rester sur la commune ou de se rapprocher du centre ville.

De grandes barres de béton vont-elles gâcher ce joli quartier de Saint-Rémy ?
Non. Le projet sera respectueux des paysages, avec des constructions de 2 étages maximum (9 mètres à l’égout du toit) et une densité minimale, à savoir 50 logements par hectare. Les espaces verts seront nombreux et un projet de parc ouvert à tous les Saint-Rémois sera réalisé en lieu et place des jardins familiaux actuels, qui seront relocalisés sur un autre site en concertation avec les bénéficiaires.

Quel type d’appartements seront aménagés sur le quartier des Cèdres ?
Il y aura des appartements allant du T2 au T4, afin de répondre au mieux à la demande des Saint-Rémois.

On nous dit que les logements à loyer modéré ne profiteront pas aux Saint-Rémois.
C’est faux. Ces dernières années, les programmes de logements sociaux ont presque exclusivement bénéficié à des Saint-Rémois ou à des personnes travaillant à Saint-Rémy. Ainsi, au Clos des Arènes, sur les 10 logements, 9 ont été attribués à des familles saint-rémoises ; à l’Argelier, 44 sur 46 logements ; aux Bastides, 20 sur 22 logements.

La commission des Cèdres a-t-elle servi à quelque chose ?
La commission des Cèdres avait pour objectif de produire, de manière concertée, en associant des Saint-Rémois issus de divers horizons, le cahier des charges qui servirait ensuite de base de travail aux architectes du projet. Dès sa création, la commission s’est voulue représentative des Saint-Rémois : elle a été composée de 12 élus de la majorité et de l’opposition, de 8 personnalités qualifiées (dont 2 personnes proposées par l’opposition municipale), de 5 représentants d’associations environnementales, de locataires ou de consommateurs, d’un architecte urbaniste et d’un paysagiste. Au total, la commission s’est réunie à sept reprises.

Pourquoi avoir choisi Frédéric Guiniéri, maire de Puyloubier, pour animer la commission ?
Frédéric Guiniéri est intervenu de manière bénévole ; il a été choisi pour assurer la neutralité des débats, en tant qu’élu chargé du logement à l’Union des maires 13, mais aussi pour son expérience professionnelle en matière d’aménagement de l’espace, d’urbanisme, de logement et d’architecture. Frédéric Guiniéri avait pour rôle d’équilibrer les échanges en apportant la neutralité et en cadrant les débats.

Pourquoi ne pas construire des logements ailleurs et garder cette zone pour un parking de plus de 1 000 places ?
Le projet de logements entre dans le cadre des obligations faites par loi du 12 juillet 2010 (Grenelle 2 de l’environnement), qui prévoit la densification des constructions afin de limiter la consommation d’espaces naturels. En résumé, l’idée est d’aménager en priorité les espaces libres des centres villes plutôt que ceux situés en périphérie, afin de réduire l’impact environnemental tout en limitant les déplacements automobiles.
Quant à un parking de 1 000 places, la réponse se trouve dans cet article.

Pourquoi créer des logements alors que la population saint-rémoise baisse ?
Il ne faut pas confondre cause et conséquence. Ce n’est pas parce que la population baisse (si cette baisse est avérée) que la commune n’a pas besoin de logements. Au contraire, c’est parce que la commune manque de logements abordables que les Saint-Rémois, et notamment les plus jeunes en passe de créer une famille, sont contraints de quitter la commune.

Ne suffirait-il pas plutôt de rénover les logements vacants du centre ville ?
Tout d’abord, le nombre de logements vacants sur l’ensemble de la commune, chiffré à une centaine par les services fiscaux, ne permet pas de répondre aux besoins des familles saint-rémoises. De plus, la commune a très peu de marge de manœuvre pour obliger les propriétaires à faire les travaux nécessaires et à mettre leurs biens en location (à un tarif raisonnable). En revanche, elle peut agir sur la problématique des logements indignes, ce qu’elle fait.

Les résidents des Cèdres gareront leurs voitures sur le parking de la Libération ; cela ne risque-t-il pas de réduire les places disponibles ?
Les aménageurs prendront bien sûr cela en considération et calibreront le nombre de places propres au projet des Cèdres, en fonction du nombre et de la taille des appartements. Le but est que le stationnement des riverains n’empiète pas sur le parking public.

Déjà que la circulation est difficile sur le chemin Saint-Joseph, la réalisation de logements aux Cèdres ne risque-t-elle pas d’aggraver les choses ?
La problématique de la circulation a été prise en compte dans le projet, par le biais d’une étude spécifique sur le stationnement et la circulation (qui a coûté 21 000 euros et non 200 000 comme certains l’ont répété). Le projet prévoit un nouvel accès sécurisé depuis l’avenue de la Libération, duquel sera créée une voie de desserte nord-sud. L’accès existant au sud du site permettra également de desservir cette nouvelle voie.