En mai dernier, le Journal de Saint-Rémy (n°72) a consacré un premier dossier à la mobilité, sujet absolument central qui concerne chaque individu qui se déplace, chaque jour et à tout âge de la vie, pour son travail, pour ses loisirs, pour ses vacances, pour voir ses proches, pour faire ses courses, pour se soigner. Ce dossier avait permis de présenter le diagnostic établi par l’étude mobilité lancée par la ville en 2021 et achevée cette année. Comme promis, nous revenons sur le sujet pour vous présenter les actions concrètes que la municipalité va engager ces prochains mois, pour fluidifier la circulation, encourager les déplacements doux, dans un objectif de ville durable et apaisée.
2 objectifs, 1 levier
« En voiture, à vélo, en trottinette, à pied… Quel que soit le mode de déplacement que nous choisissons, nous sommes tous, à un moment ou un autre, confrontés à des problématiques récurrentes, comme la sécurité, les embouteillages, la difficulté de stationner, le prix du carburant, le bruit, la pollution atmosphérique, les incivilités », constate Juliette Dorise, conseillère municipale en charge de la mobilité.
Par ailleurs, les objectifs climatiques de transition écologique nous imposent à tous de réduire fortement nos émissions de gaz à effet de serre, provenant en grande partie des hydrocarbures qui font avancer nos véhicules. « Pour faire des progrès sur ces deux tableaux à la fois, il y a un levier essentiel pour les décideurs : proposer une nouvelle organisation de l’espace public, favorisant des mobilités différentes et replaçant l’humain au coeur de la ville, pour refaire de celle-ci un lieu agréable pour tous. »
Développer les déplacements doux sans entraver la voiture
Au fil de la journée ou de la semaine, nous sommes à peu près tous, tour à tour, automobilistes puis piétons, ou encore utilisateurs de transports en communs ou cyclistes. Dans chaque situation, nous éprouvons régulièrement certaines contrariétés, qui découlent la plupart du temps de la même cause : il y a trop de voitures en circulation sur l’espace public en général, dans les grandes villes et dans les communes à taille humaine comme Saint-Rémy.
Pour le premier adjoint Yves Faverjon, « la première idée reçue, qui alimente le débat public saint rémois depuis des années, est qu’il faudrait davantage de stationnement pour résoudre tous les problèmes : des parkings plus grands et plus nombreux seraient moins saturés, et davantage de voitures garées permettrait d’avoir moins de voitures sur les routes. Cette idée se heurte à la réalité du terrain, aux différentes réglementations et aux comportements réels des usagers qui font que des parkings en plus amènent des flux de véhicules supplémentaires. Il est de plus totalement illusoire de croire qu’on résoudra les désordres causés par la voiture en lui accordant une place toujours plus grande. Il faut considérer le problème dans le bon sens. »
Piétons, cyclistes, stationnement
Il faut néanmoins rester pragmatique et admettre qu’il n’est, à l’inverse, ni possible ni souhaitable de supprimer complètement la présence de la voiture dans la commune. C’est pourquoi la municipalité a choisi de mettre en oeuvre des actions qui d’une part incitent autant que possible les habitants à reporter leurs déplacements sur la marche et le vélo, et d’autre part guident les automobilistes venus de l’extérieur vers les parkings périphériques pour soulager le centre-ville.
« Nous sommes engagés dans une démarche globale qui vise à réconcilier les différents usagers », résume Yves Faverjon. Le dossier, paru dans le Journal de Saint-Rémy n°76, en présente les pistes principales.
(Cet article est paru dans le Journal de Saint-Rémy-de-Provence n°76)
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Cet article a été modifié pour la dernière fois le 7 janvier 2026 à 11:43